Pebernad Mise à jour octobre 2018
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Nos Pebernad étaient déjà à Dourgne au xvie. Pour deux siècles ils seront marchands, dans une petite région où l’on ne savait fabriquer qu’un drap grossier, le cordelât de Dourgne. Ils étaient à leur place parmi cette population entreprenante qui devait à la fois financer, suivre la fabrication et en assurer le débouché. Ils étaient sur les marchés de Castres ou Castelnaudary, et se sont sans doute déplacés jusqu’à Montpellier, Perpignan. Là, ils vendaient leurs draps, mais aussi achetaient laines, teintures, et pourquoi pas aussi toutes sortes de produits à revendre au retour. Revenus à Dourgne, ils reprenaient le suivi de la fabrication auprès de ces artisans souvent peu compétents et toujours tentés par la fraude ou la dissimulation.

Cette activité risquée ne pouvait s’entreprendre qu’en associations que renforçaient les mariages des enfants. Si quelques bénéfices avaient pu être mis de côté, ils étaient investis dans la terre. Terre qu’il parfois fallait vendre ou faire vendre un débiteur insolvable.

Hubert, 2018

Voici donc la litanie Pebernad jusqu’à nos jours :

xvie
xviie
xviiie
xixe
xxe
xxie
Claire
Marchand de Dourgne, épouse Claire Bertran, sans doute dans le cadre d’une alliance entre marchands, elle donnera 5 enfants à Guillaume dont ils marieront 3
Marguerite
Marchand, épouse Marguerite Jamme, à nouveau d'une famille de marchands ; ils marient trois de leurs filles dans des familles de marchands aisés.
  Fortanier
Dominique
Guillaume, marchand à son tour, épouse Dominique Fortanier d’une famille d’hommes de loi. Lui qui ne savait écrire aura des enfants éduqués qui n'auront pas à être marchand comme leur père.
Fortanier
Pierre-Germain Fortanier
Avocat à Dourgne, achète En Segonne (1649)
Jean Fortanier
Jeanne Fumat
Notaire à Revel, achète Les Rivals en 1687
Dominique Fortanier
Guillaume Pebernad 
Il est d'usage chez les Fortanier de donner de l’instruction à leurs enfants. Ils auront un fils prêtre et sauront marier leur fille Catherine à Bertrand Bertan, notaire de Dourgne (voir leur très nombreuse descendance). Pierre Germain pourra mener une carrière juridique au milieu d'un étroit réseau d'alliances.
Antoinette Bouscatel
Avocat puis juge a Revel, épouse Toinette Bouscatel de Loubens. Dote et place ses enfants, Jean l’ainé comme bourgeois, Antoine comme juge, Jeannette avec un autre bourgeois, Jean Grave. S’installe aux Rivals (Lagardiolle) hérité des Fortanier
Marie Najac
Bourgeois aux Rivals, épouse Marie Najac qui décédera d’une maladie de langueur après la naissance de leur fils, sans doute une conséquence des dragonnades organisées après la révocation de l’Edit de Nantes
Marie Monsarrat
Bourgeois aux Rivals dispose d'assez de temps pour participer aux Etats-généraux, être maire de sa commune, il épouse Marie Monsarrat dont il aura 9 enfants. Parmi ceux-ci, un notaire et un officier de carrière.
  Auriol Langautier
Henriette Auriol Langautier
Bourgeois aux Rivals, épouse sur le tard Henriette Auriol Langautier, premier maire de Lagardiolle de 1790 à 1813, commissaire d’arrondissement. Meurt en 1830 en laissant beaucoup de dettes à Henriette qui hérite de Langautier en 1832
Auriol Langautier
Auriol Auriol Langautier
Très probablement marchand de pastel à Loubens, à la suite de son père Jean et de son grand-père Jean
Bernarde Blanque
Marchand de pastel. Nous avons la copie d'un contrat d'association de 1562 entre un financier pour les capitaux, Arnaud et deux autres marchands qui auront à trouver du pastel de qualité, le préparer, le conserver puis le vendre. Il sera consul de Loubens et prendra part à la vie de la cité
Berthoumine Heillie
Marchand de pastel, dès 1577 achète le patu et la maison d’En-Faysset à l'extérieur de Loubens. Ils subiront les guerres de religion sans dommages notables dont nous ayons trace et seront en mesure de transmettre leur capital à leurs enfants.
Jeanne Ducrose
Marchand de pastel, ce qui impose beaucoup d'écritures, à sa mort, l'inventaire de son stock de pastel prendra plus de deux jours. Sur la fin de sa vie, en 1632, il achète la métairie à 2 paires de Langautier.
Auriol Langautier Auriol Langautier
Guilhette Estardier
Marchand, il achète beaucoup de terres, il mourra à 84 ans, après son fils Jacques, en laissant des biens importants et un partage embrouillé entre ses deux fils et ses sept filles ce qui lui vaudra d'être traité, sans doute par Jean-Pierre, d'aïeul pitoyable. Il commencera à ajouter Langautier à son nom.
Jeanne Tirou
Marchand s’installe à côté de son père sur la parcelle voisine d’En-Faysset qui porte toujours son nom dans le cadastre actuel. Lui et son épouse mourront jeunes et laisseront sa sœur Théodore et son frère François élever leurs enfants et gérer leurs affaires. En 1695 un litige s'ouvre entre un groupement de 8 de nos Auriol et un certain Purpan, François le terminera par une transaction en 1702.
  Puybusque
Marie de Puybusque
Orphelin et fâché avec son tuteur d’oncle, 4 tantes et 2 sœurs, il épousera Marie de Puybusque, dont il relèvera le Saint-Padou. Fort de cette mésalliance, il ne sera pas marchand, sera le premier Auriol à vivre en propriétaire, il s’installera à Langautier dont il a dû bâtir la maison. Il aura un fils prêtre et un autre militaire qui se fera tuer en action.
Puybusque
Jean de Puybusque
Marguerite de Marses de Salhac
Seigneur de Paulhac et écuyer
Jean de Puybusque
Louise de Goyrans
Seigneur de Paulhac et homme d’armes
François de Puybusque
Ambroise de Villeneuve
Puiné, s’établit à Cuq-Toulza par son mariage. Les 5 fils de François auront une carrière militaire et à ce titre feront reconnaître en 1669 leur noblesse. Deux d'entre eux, dont notre Antoine, se signaleront pour des duels, enlèvements et meurtres commis sur leurs voisins. L'histoire ne dit pas comment ils ont échappé à la Conciergerie à laquelle ils ont été condamnés. Edmond Rostand les réhabilitera en tant que cadets de Gascogne
Antoine  de Puybusque
Jeanne de Negret
Sans doute pour se distinguer de ses frères, accole à son nom un Saint-Padou d'origine inconnue. Il aura 5 fils à son tour et sera sans doute soulagé de caser Marie auprès d'une riche voisin, au point d'omettre de lui verser sa dot.
Marie  de Puybusque
Jean-Pierre Auriol Langautier
Sur 12 enfants, 9 atteindront l'âge adulte et seulement 2 se marieront. Marie vivra jusqu'à plus de 90 ans et assistera au naufrage du plan qu'elle avait imaginé pour son fils Joseph.
  Montlezun
Françoise de Montlezun
Officier que Marie, sa mère, se chargera de bien marier afin qu'il puisse se comporter en aristocrate, il dépensera sans compter, dilapidera l’argent de sa femme, ignorera ses enfants. Il perdra, pour finir, l’appui de Marie qui le déshéritera au profit de son petit-fils
Montlezun
Déodat de Montlezun
Marie-Henriette de la Roche-Fontenilles
A su obtenir de Louis XIV que sa terre de Campagne soit érigée en comté ?
Jacques de Montlezun
Françoise de Mauléon
Laisse Campagne à son frère et vient s'installer à Belpech chez les Mauléon
François de Montlezun
Jeanne-Marie de Villemur
Entre dans les pages du Roi à 17 ans, et retourne au pays après une dizaine d'années de service. Puiné lui aussi, ira de même à Belpech.
Françoise de Montlezun
Simon Coulon
Sœur de Joseph, sort à 17 ans du couvent pour épouser Simon. Parents de Victoire qui suit.
  Coulon
Victoire Coulon
Puiné, officier, livré à lui-même par son père et sans ressources, il commencera Saint-Padou garde de Monsieur. De retour à Toulouse, il sera le Jacobin Langautier-cadet sous la terreur, puis radical dans son canton. Rentier sans propriété, aura toute sa vie des soucis d’argent et il finira ses jours au hameau de Vendinel.
Coulon
Léonard Coulon
Marie Arnaud
Marchand à Lévignac, possédait aussi la métairie d'Escoulie
Marie-Anne Auriol Langautier
Dans la cavalerie de 18 à 25 ans date à laquelle il épouse la très jeune Marie-Anne. Ils vivront quelques temps à Lévignac et en 1773 nous le retrouvons dirigeant à Souppes dans le sud de Paris une fabrique de pièces à base d'aciers spéciaux.
Victoire Coulon
Antoine Auriol Langautier
Antoine accueilli par les Coulon à Cercanceaux, se rapprochera de sa cousine germaine au point de voir naître Henriette. Elle viendra ensuite vivre à Paris avec lui et ils ne se marieront que 8 années plus tard en pleine Révolution.
Jean-Pierre Pebernad Auriol Langautier
Pas plus que la royauté du xviiie siècle, une telle famille ne pouvait durer et les Auriol Langautier, en dépit d’une belle fécondité, finiront dans la seule Henriette. La maison Auriol et sa métairie Langautier tombent alors en quenouille en passant par une femme dans des mains Pebernad lorsqu'en 1832, alors qu’elle est déjà veuve, elle va recevoir Langautier en héritage de son oncle Joseph
 Félicie Olivier
Propriétaire et sous-commissaire socialiste, épouse Félicie Olivier et s’installe à Toulouse. Ce qui n’était pas une bonne idée, c’était de professer des idées de gauche, pourtant Jules s’engagera entre 1848 et 1851 résolument dans le camp républicain, tendance socialiste. Cela lui vaudra d’être durement touché par la répression après le coup d’état de Louis Napoléon Bonaparte. Il sera frappé d’éloignement, conduit à la ruine (dont la vente forcée de Langautier), la folie et une mort prématurée en 1861 à 51 ans.
Louise Rochas
Peu intéressé par les études, se révèlera comme cavalier dans l'armée. Il deviendra maître écuyer au cadre Noir de Saumur. Sans doute à l'initiative de son frère Marcellin, il obtient de l’empire finissant l’état civil avec une particule. A sa retraite il s'installe à Villefranche et disparait dans l'année.
  Alfroy
Geneviève Alfroy
Commencera une carrière à la Banque de France, ira ensuite chercher de l'or à Madagascar, fera la guerre de 14 dans l'état-major du 16e corps d'armée puis comme directeur de la Reichstag à Nancy après la libération de la ville. Fort de ces nouvelles compétences, il passe directeur à Rambouillet, Senlis, Chambéry et pour finir Nîmes.
Alfroy
Thomas Beaulieu Alfroy
Jeanne Poitevin
Thomas est jardinier de profession, en 1702, il créé une pépinière à Lieusaint
Thomas Beaulieu Alfroy
M. Plessis
Thomas fils, achète, en 1722, des terres pour étendre l'activité, la proximité de la Seine favorise le transport vers Paris – Parents de Geneviève qui suit
Charles Alfroy
Marie Février
Charles est maréchal-ferrant à Mandres-les-Roses à côté de Lieusaint
Parents de Charles Thomas qui suit
Charles Thomas Alfroy
Geneviève Beaulieu Alfroy
Charles Thomas, maréchal-ferrant à Mandres, devient marchand d'arbres à la suite de Thomas Beaulieu son beau père
Parents de Reine, Geneviève et de Charles Thomas, Denis qui suivent
Marie Jeanne Guilbert
Charles Thomas reprend, en 1777, la pépinière dont il va doubler l'activité, il publie les catalogues de 1784 et 1790
Parents de Rose et de Charles-Pierre, Marie-Anne, Angélique qui suivent
Marguerite Mercier
Charles-Hyppolyte
Eugénie Duguet
Charles Pierre cherche à développer des espèces nouvelles et importe pour cela des plants des Etats-Unis
Charles-Hyppolyte après l'X, sous le nom Alfroy-Duguet cherchera à se diversifier dans une distillerie agricole
A2 – Marie Anne
JF Ausseur
M. Ausseur-Sertier
Duval Alfroy
Jean François s'installe pépiniériste chez son beau père
Magloire reprendra les pépinières de ses cousins Alfroy-Neveu et Alfroy-Duguet puis cédera en 1898 aux Duval qui vont continuer jusqu'en 1992
A3 – Angélique Alfroy
épouse son cousin germain Denis Augustin qui suit
B – Denis Alfroy
M. Bourdelot
Denis, maréchal-ferrant prend la suite de son père à Mandres
Parents de Denis-Augustin qui suit
Denis Augustin épouse Angélique sa cousine germaine qui précède et devient pépiniériste sous le nom Alfroy neveu ; il va se diversifier dans l'agriculture et dans diverses activités marchandes ; fils unique Charles Ferdinand qui suit
  Picheran
Charles Ferdinand, pépiniériste et cultivateur, se fera appeler aussi Alfroy neveu ; fils unique Fernand qui suit
Picheran dans l'Ain
Germain Picheran
Marie-Claudine Exalty
Germain, orphelin aux Hospices de Lyon, a été placé à l'âge de 7 ans à Rignat dans l'Ain chez un ménage Damedru qui l'a élevé au milieu de leurs enfants ; domestique le jour de son mariage avec Marie-Claudine, Germain était devenu cultivateur l'année suivante à la naissance de Joseph ; le ménage s'est mis au travail et trente ans plus tard, ils avaient élevé quatre enfants et possédaient une grosse auberge à Chalamont dans l’Ain dont s'occupait Germain pendant que Marie-Claudine à la sortie du village gérait une grosse exploitation avec l'un de ses fils
Joseph Picheran
  Delgoffe
Tridi Delgoffe
Joseph est monté à Paris où il est devenu carrossier comme son beau-père ; il rencontrera sous la Restauration le succès et obtient la Légion d'honneur ; en 1835 il a, par sa belle-sœur, rencontré Denis-Augustin Alfroy avec qui il créera un service de diligences
Delgoffe à Paris
Jérôme Delgoffe
Reine Decharme
Jérôme, belge d'origine, construit des carrosses ; il est installé à Paris, dans un immeuble qu'il possède au n° 7 de la Contrescarpe Dauphine (rue André Mazet)
De son côté, Reine descend d'une famille d'artisans venus de Langres dans la Marne pour s'installer rue des Petites écuries ; en 1786, elle se retrouve orpheline et épouse Jérôme de 20 ans son ainé
Anne Delgoffe
Louis Etienne Dubief
Jérôme Gustave Dubief
Henri Dubief
Anne a épousé Louis Etienne, propriétaire à Lieusaint, et c'est donc par son intermédiaire que Joseph et Tridi Picheran ont rencontré les Alfroy
Jérôme Gustave, entrepreneur en charpentes
Henri médecin de Fernand Alfroy
Tridi Delgoffe
Elle aura aussi deux fils dont Eugène qui sera un souci pour sa mère et sa sœur Valentine
Valentine Picheran
Valetine ira a Londres avec son beau-père et nous en laissera le récit
  Séné
S'installe à Paris avec sa famille, vont souvent le Week-end à Lieusaint par le chemin de fer
Séné à Fère en Tardenois
Claude Etienne Sene
Marie Vendeuil
Jardinier au château de Fère-en-Tardenois
Claude Etienne Sene
Marie Godret
Propriétaire à Fère-en-Tardenois
Charles Sene
Euphrosine Doyen
Euphrosine qui vient de perdre ses parents s'est installée à Paris, elle n'a que 20 ans et doit se trouver bien seule ; elle épouse Charles, épicier de Dormans
Victor Sene
  Debarle
Laurence Debarle
Victor s'éloignera jusqu'à Meaux où il sera marchand de nouveautés, et aussi juge tribunal de commerce
Debarle à Fère en Tardenois
Jean Debarle
Adélaïde Dupont
Huissier Royal à Dormans-en-Champagne sous l'ancien régime ; il possèdait des terres à Cierges, à l'est de Fère
Louis Joseph Debarle
  Barberousse
Victoire Barberousse
Huissier à Fère-en-Tardenois
très certainement celui qui a acheté la maison à l'armoire qui sera détruite en mai 1918
Barberousse à Fère en Tardennois
Jean Barberousse
Marie Anne Parent
Laboureur à Troissy (Marne) où étaient les Barberousse depuis quelques générations
François Barberousse
Madeleine Darvillers
François tenait sous la Révolution l'hôtel du Cheval Blanc à Fère-en-Tardennois à quelques kilomètres de Troissy
Jean-François Barberousse
Aubergiste à la suite de son père, son frère Charles sera tonnelier puis mercier
Victoire Barberousse
Sera à 19 ans la très jeune épouse d'un mari trentenaire, ils auront 4 enfants
Laurence Debarle
Ne verra pas la fin de la maison qu'elle aimait assez pour la laisser hors part à sa fille à condition de ne pas la vendre !
Alice Sene
Fernand Alfroy
Fille de devoir, fera régulièrement le trajet jusqu'à Fère pour aller voir sa mère
Louis de Langautier
24 ans au début de la guerre de 14 qu'elle fera comme infirmière. Elle attendra jusqu'en 1922 pour rencontrer et épouser Louis
Charles Thomas Alfroy
Geneviève Beaulieu Alfroy
Charles Thomas (24 ans), maréchal-ferrant à Mandres, épouse en 1753 Geneviève Beaulieu (28 ans)
en 1758, il loue deux hectares de terre à Mandres
en 1760, il s'installe à Lieusaint
en 1777, il est parrain de son petit-fils avec profession de maréchal-ferrant
Marie Jeanne Guilbert
Mariage en janvier 1775
père en 1792 de Clarisse, épouse de Denis Augustin qui précède
Reine Alfroy
épouse Claude Ausseur puis Louis Victor Berne
Geneviève Alfroy
épouse Jacques Buisson dont elle divorce en 1794 puis Louis Chaumet
Denis Alfroy
Françoise Bourdelot
Maréchal-ferrant à Mandres, disparait dans des circonstances non élucidées,
père en 1785 de Denis-Augustin époux de Clarisse qui suit
Jean
  Guillou
Anne Guillou
Guillou
Claire Caussy
Cultivateur au Canet-d'Aude
Thèrèse Ancelme
Cultivateur au Canet-d'Aude où ils possèdent de petites surfaces
Gabrielle Boudeau
François et Gabrielle se marient très jeunes et commencent dans la vie avec très très peu. En 1834, ils s'intallent à Toulouse pour y faire commerce de vins, par la suite, il y associera ses fils Léon et Auguste. En 1876, il prend sa retraite et ses fils ont désormais assez pour cesser de travailler
  Espinasse
Magdeleine Espinasse
Après leur mariage, achétent Cepet et y mènent une vie de propriétaire terrien qui s'intéressent et investissent dans leur exploitation
Espinasse
Guillaume Espinasse
Marguerite Redon
Cordonnier de Vabre-Tizac, le ménage a 5 enfants
Bernard Espinasse
Marie Darre
Marchand à Vabre-Tizac, le ménage a 6 enfants
Jean Espinasse
Marie Ginestet
Marchand, bourgeois du lieu de Saint-André-de-Najac
Marie Ardourel
Jean est négociant à son tour, peut être avec l'aide de sa belle famille, il devient très vite notable, il sera maire de Laguépie de 1790 à 1792. Le ménage a déjà 7 enfants mais la situation économique pousse Jean à se déplacer sur Toulouse. Les débuts sont modestes, la famille le rejoint vers 1800 et s'installe dans le quartier Saint-Aubin. A sa mort en 1812, il laisse à ses fils une affaire installée
Marie Mayran
Auguste a du suivre son père très tôt sur Toulouse. En 1822, il est toujours dans une maison modeste du quartier Saint-Aubin, en 1855, il habite la grande maison de la rue de la Charité, dispose d'une campagne à Saint-Orens et laisse des capitaux importants à ses enfants
  Héron
Pierrine Héron
Après des études à Sorrèze, Il ouvrira, associé à son frère Emile, à son tour un commerce qui connaîtra un grand succès. Veuf très jeune, se rapprochera de sa belle famille pour élever ses deux filles
Héron
Pierre Heron
Catherine Saint-Yves
Une propriété ne peut se transmettre à une grande fratrie, nos premiers Héron sont des paysans sans terre, heureusement dans un pays prospère où les pères doivent trouver à s'employer et l'industrie textile fournir du travail pour l'hiver. Pierre, est manoeuvrier à Bermonville Caux, 8 enfants
Jean Heron
Marthe Hecquet
Journalier-maneuvrier-jardinier, 7 enfants à Alvimare
Jacques Heron
Madeleine H.
13 enfants à Saint-Arnoult
Guillaume Heron
Françoise Hauchard
Laboureur, 13 enfants, à Allouville Bellefosse
Pierre Heron
Rose Baillard
Laboureur, 4 enfants à Allouville-Bellfosse
Jean-Baptiste Heron
Geneviève Templier
Propriétaire à Bermonville, en capacité de faire faire des études à ses 5 garçons
Jean-Baptiste
Pierre Heron
  Graffin
Rosalie Graffin
Guillaume
Grégoire
Alexandre
La saga des frères Héron commence avec Jean-Baptiste qui installe à Bordeaux un commerce de toiles dites Rouennerie qu'ils achetaient à partir de leur bureau sur Rouen. Les affaires sont fructueuses et il y associe très vite ses frères. Pierre sera un temps sur Rouen où est née sa Pierrine, puis il va créer le bureau de Toulouse, l'affaire va tourner court avec sa mort prématurée à la suite d'une fièvre typhoïde1. Guillaume qui est aussi veuf épouse alors sa belle-sœur Rosalie dont il élevera les enfants.
Graffin
Eustache Graffin
Catherine Fleury
Laboureur à Combon à l'est d'Evreux, en plein coeur de la Normandie
François Graffin
Marie Jeanne Pantin
Marchand laboureur, s'est déplacé à Mézières-en-Vexin au nord d'Evreux
Bernard Graffin
Catherine Beuzeron
Marchand, toujours à Mézières, a du pour ses affaires entrer en relation avec le parisien Thomas Halbout
Guillaume Graffin
Madeleine Halbout
Marie-Charlotte Thomas
Négociant en farine à Rouen, veuf après la naissance de Zoé et Rosalie

Léontine naîtra du second mariage et épousera Alexandre, le jeune frère de Guillaume Héron
Rosalie Graffin
Pierre Héron
Guillaume Héron
Ils auront Eugénie (qui épouse Prosper du premier lit de Guillaume) et Pierrine.
De son beau-frère elle aura Berthe
Pierrine Heron
Comme son père, elle va mourir très jeune, et c'est à nouveau Guillaume qui à la disparition de Pierrine se chargera de l'éducation de ses deux nièces Madeleine et Marthe Espinasse
Auguste Guillou
Magdeleine recevra de Philippe de quoi acheter la propriété de Cepet ce qui permettra au ménage de mener une vie de propriétaires campagnards
  de Bonne
Henriette de Bonne
En 1914, sa santé fragile lui évite la conscription et il reprend l'exploitation de Cepet qu'il développera toute sa vie. Il épouse Henriette avec qui il aura 4 enfants. Il mène une vie recluse et disparaît tôt
de Bonne
A.
  Pigot
Antoinette Pigot
Justin qui avec son frère François quitteront Saint-Martin pour passer 9 années dans les armées de l’émigration, à leur retour ils peineront pour obtenir des emplois dans l’administration. Son mariage avec Antoinette Pigot lui apportera un peu d’aisance ce qui leur permettra d’acheter de Lostanges à côté de Castres.
Pigot
Jean Pigot
Geneviève Vidal
Apothicaire à Saint Pons de Thomières
Jean Pigot
Elisabeth Boudet
Négociant
Philippe Pigot
Marie Roger
L’an mil sept cent soixante seize, et le huitième mai, dans l’église paroissiale, ont contracté mariage demoiselle Marie Anne Marguerite Roger, fille légitime et naturelle de feu le Monsieur Hyacinthe Roger, ancien officier d’infanterie, et de dame Marie Jeanne Boudet, aussi mariés, de la présente ville, d’autre part. En présence, de M. Jean Joseph Roger, avocat en Parlement, receveur des tailles, M. Pierre Jean François Castelbon, avocat en Parlement, de Messire François de Treil, seigneur de Pardailhan, Saint-Martial, La Caunette et autres lieux, M. Mathieu Barthélemy Boudet négociant, témoins requis signés avec nous les parties et M. Jean Jacques Pigot, frère aîné de l’époux, et Jean Jacques Gavoy, négociant.
Antoinette Pigot
Justin de Bonne
Nous avons le récit d'Antoinette faisant, vers 1830, quelques 50 km de cheval en croupe derrière Justin pour aller de Saint-Pons à Castres afin de trouver un dentiste pour la soulager.
  Sahuqué
Angélique Sahuqué
Casimir a fait une carrière complète dans la Marine avant de se retirer à Toulouse pour épouser Angélique (qui était à cette époque, veuve de M. Cabanis)
Sahuqué
Simon Sahuque
Marie Lacome
Originaire de Samatan dans le Gers
Paul Sahuque
  Viard
Rose Viard
Négociant, capitoul2 de la ville de Toulouse en 1778, 1779, membre de l’académie des Jeux Floraux, directeur honoraire de l’hospice de Saint-Joseph de La Grave en 1790
Viard
Louis Viard
Marie Jeanne Tapié
Famille de marchands en grain qui va subir la désafection progressive du port de Narbonne au profil de Sète
Gabriel
Entre 1779 et 1785, les Viard comptent parmi les deux ou trois négociants en grain de Narbonne3 Les affaires des Viard ne sont pas considérables. Leurs expéditions se montent en moyenne pendant six ans à 27 bateaux et à 20 à 30 000 setiers de grains. Ils ne possédaient pas de bâtiment en propre. Comme les autres négociants de la place, les Viard préféraient détenir des quirats dans plusieurs embarcations de manière à pouvoir les utiliser quand ils en avaient besoin. Ils donnaient la priorité aux patrons narbonnais. Chacun d’eux fait plusieurs voyages en effet, alors que les capitaines des autres ports, même les Languedociens, ne viennent qu’en complément, sont nolisés pour un voyage de temps à autre. Les Sigeanais l’emportent nettement. Vingt et un patrons différents transportent pour Viard alors qu’il n’y a que onze Narbonnais et neuf Gruissanais.
Rose Viard
Rose (31 ans) épouse Paul (52 ans) à qui elle donnera 5 enfants. Gabriel, frère ainé de Rose, s'occupe en 1782 de son contrat de mariage qui dote Rose de 15 000 £ venant de feu ses parents, 3 000 £ de sa part, et à nouveau 3 000 £ de son oncle Jean Viard chanoine à Narbonne
Joseph Sahuque
  Martel, drapiers de Bédarieux
Clémentine Martel
Propriétaire, avocat à Toulouse ; le mariage a lieu en 1817, à Toulouse le ménage aura 6 enfants.
Martel
Jean Martel
Anne Gibbal
Maitre corroyeur (tanneur) à Bédarieux, Anne est la fille de Paul Gibbal, marchand drapier et second consul de Bédarieux en 1624
Guillaume Martel
Marthe Tournal
Négociant, fabricant de draps
Jean Martel
Rose Boutine
Maître tanneur, le petit-fils succède au grand-père, il faut dire que Bédarieux sera encore pour les deux siècles à venir un centre important de traitement du cuir.
Jean-Pierre
Marie Fabregat
Pierre
Jean
Jacques
A la suite de leur père, les trois frères avec le support des clans Martel, Fabregat,… vont monter une entreprise qui fera travailler des milliers d'ouvriers et ira jusqu'à produire le tiers des draps du Languedoc grace à quoi ils auront l'autorisation, en 1775, d'ouvrir un comptoir à Constantinople. Ils échoueront par trois fois pour obtenir de l'état le statut de manufacture royale,.
Charles Martel
Rose Fabregat
Marchand drappier
Mathieu Martel
  Testa
Angélique Testa
Paul Thoron
Mathieu, marchand drapier, représentant du clan Martel à Constantinople. Il y mène la vie des commerçants introduits qui vivent Büyükdere habillés à l'orientale. En 1792 (40 ans), il épouse Angélique Testa (19 ans) vont avoir 6 enfants. Veuve dès 1802, Angélique est recueillie par Paul Thoron (témoin de Mathieu). En 1804, Paul raméne tout le monde en France et épouse Angélique dès leur arrivée à Marseille.
Testa
Francesco-Draco Testa
Maria Fortis
Les Testa font partie de ces famille de Gênes qui était déjà au XVe installées à Constantinople et qui ont donc assisté depuis Pera à la prise de Constantinople, le 29 mai 1453. Ils sont restés sur place et se sont spécialisés comme drogman (ambassadeurs)
Gaspare Testa
Maria de Négri
Drogman de Russie, puis de Hollande.
Jacques Testa
Marie Cingria
Jacques passe 5 années à Alep avant de revenir à Constantinople toujours au service de la Hollande. La famille vivait sur le Bosphore à Büyükdere où se retrouvait la colonie occidentale.
Angélique Testa
Mathieu Martel
Paul Thoron
Il est à supposer que Jacques se sentant viellir a été satisfait de marier sa jeune Angélique de 19 ans à Mathieu même de 20 ans son ainé. Il est difficile d'imaginer comment furent pour Angélique les 20 années qui suivirent où elle aura deux maris, leur donnera 12 enfants, déménagera en France dont elle ne devait pas trop connaître la langue, avant de disparaître à 41 ans en laissant trois enfants de moins de 4 ans !
Clémentine Martel
Clémentine est née en 1797 à Constantinople. À l’âge de 6 ans, elle vient en France et suit ses parents à Toulouse. Elle se marie à 20 ans (encore 11 à caser).
Angélique Sahuque
Jean Cabanis
Casimir de Bonne
Les cousins Cabanis par le premier mariage d'Angélique ; Bernard du second lit, est né au Château Raynal à Montaudran
  Lamarque
Marie-Thèrèse Lamarque
Bernard passe dix années à l'armée avant de revenir à Toulouse et d'épouser la soeur d'un de ses camarades d'études. Il s'est ensuite lancé dans les affaires sans y rencontrer le succès escompté.
Lamarque
Marie Fortie
Guillaume, marchand de Morlaàs en Béarn, épouse Marie, fille de marchands drapiers de Toulouse. Nos marchands sont souvent sur les routes, à la recherche de produits ou ensuite de clients. Guillaume voyage ainsi avec son frère Michel, ses fils Jacques et Michel, son neveu Paul Lajur, son beau-frère Bertand Fortie
Jacques
  Lemayre
Marie Lemayre
Michel et son frère Jacques s'installent vers 1660 à Carcassonne alors en plein essort. Ils étaient certainement en affaire avec Antoine Lemayre et son fils Bernard ; le mariage de Michel et Marie a renforcé leur alliance. Trente années ont passé, et le testament de Michel en fait le bilan : Antoine, fils ainé docteur en théologie, Jacques et Jean, clé fondamentale du testament poursuivent l'activité, une somme significative pour chacun des 9 enfants. Enfants qu'il confie à son frère Jacques, l'associé de toujours.
Lemayre
Jean Lemayre
Suzanne Vines
Antoine Lemayre
  Razissal
Jeanne Razissal
Marchand drappier de Carcassonne, if fait pendant une dizaine d’années à partir de 1644 des acquisitions à Ventenac-Carbadès. La famille en a conservé les actes. Peut être était-ce pour installer les artisans qui travaillaient pour lui
Razissal
Bernard Razissal
Florette Cabaret
Marchand drappier, installé à Carcassonne dans une maison de la Place Carnot4 à l'angle de la rue Clémenceau. Bernard a vécu assez longtemps pour assister au mariage de Marie sa petite-fille Marie
Jeanne Razissal
Antoine Lemayre
Marie Lemayre
Michel Lamarque
Marie reçoit de son père le jour de son mariage, outre 2 000 livres de dot, une robe de draps de soie et un cotillon de satin bleu. Antoine, l'ainé de leurs dix enfants sera
  Delmas
Jean, va diriger, associé à François Bourlat, de 1700 à 1720 la manufacture royale de Pennautier. Il épouse en 1713 à 43 ans, Jeanne Delmas. En 1731, il achète Sainte Eulalie. Ils établiront tous leurs enfants.
Delmas
Jean Delmas
Guillaume
Denis
  Samary
Anne Samary
Jean et Denis disposent d'un fond de boutique à Perpignan, c’est-à-dire une échoppe avec un nombre très varié de tissus. Ils font aussi commerce de laine du Roussillon. Jean mourra en 1693 dans l'année de leur mariage, Anne se retrouve pour de longues années en justice contre ses beaux-frères Denis et Guillaume. Il est question d'argent, de dorures, bagues, habits mais aussi d'un diamant donné à Anne mais encore dans les mains de Denis.
Samary
Antoine Samary
Paule Coudon
Marchand drappier, consul de Carcassonne en 1699. En juin 1688, Maître Christoffle Charrière, « fermier général des Domaines et Poursuites et Diligence dans le Pays de Roussillon », découvrit que deux commerçants de Carcassonne, Anthoine Samary et Francis Bourlat, avaient acheté à Jean et Denis Delmas Frères, commerçants de Perpignan, des balles de laine et s'étaient mis d'accord pour frauder les droits de la leude. Sa femme Paule, lancera en 1707, une procédure5 contre Jean Coudon, marchand drappier, qui a détourné 20 000 livres dans la société au capital de 40 000 livres qu'il avait formé le 1er avril 1700 avec ledit Samary.
Anne Samary
Jean Delmas
Anne épouse donc un marchand qui était en affaires avec son père. Elle reçoit à cette occasion une dot significative de 6 000 livres, il fallait bien s'aligner avec la fortune des frères Delmas.
Denis est devenu tuteur de Jeanne dont l'héritage est très important, il la placera dans un couvent à Toulouse où elle restera jusqu'à ses 12 ans avant de pouvoir retrouver sa mère, s'en suivra un long procès dont la famille a conservé les documents.
  Laporterie
Jeanne Laporterie
Antoine, se formera pendant deux ans à la manufacture de Pennautier avant d’être admis marchand en 1731. Epouse sa voisine Laporterie à Sainte Eulalie mais vivra plutôt à Ventenac Cabardès. Six fille dont Marie, Victoire, Jeanne Marie et Suzon qui atteindront l’âge adulte resteront dans l’état de demoiselles
Laporterie
Antoine Laporterie
Marie Ramel
Etablis à Fares dans le canton de Sainte Eulalie, Antoine est marchand drappier. Nous n'avons pu établir aucun lien avec d'autres Laporterie de Carcassonne. Même chose pour Marie qui porte le nom d'une famille drappière mais que nous n'avons su relier à personne. Marie6, devenue veuve, est supérieure Franciscaine entre 1761 et 1766.
Jeanne Laporterie
Antoine Lamarque
  Castel
Seul garçon après une série de six filles, prendra la suite de son père. Entre dans l’affaire de ses cousins Pech et installe sa propre prospérité. Ceci lui permettra de s’installer et de s’étendre à Sainte Eulalie, mais aussi de se montrer généreux avec son entourage, y compris ses 4 sœurs célibataires.
Castel
Paul Castel
Sans doute le Paul Castel consul de Carcassonne en 1739. Le 1er septembre 1782, deux pièces de draps fabriquées par 'Castel et fils' sont arrêtées par l'inspecteur de Montauban et les fabricants protestent de leur bonne foi : " Il y a longtemps que nous fabriquons de ces draps ainsi que plusieurs de nos confrères de cette ville et nos acheteurs ont toujours été très contents… sieur Castel père qui parvenu à l'âge de 80 ans n'a jamais éprouvé aucune difficulté dans aucun bureau, au contraire, par sa probilité nous fait jouir, dans l'intérieur du Royaume que dans tout le Levant d'une réputation distinguée7
En 1783, l'affaire n'est pas terminée et les Castel argumentent qu'aucune loi n'interdit aux fabricants carcassonnais de faire des draps à l'instar de ceux de Sedan, Louviers, Elbeuf,… oubliant de préciser que les coupons faisant l'objet du litige n'ont pas la longueur voulue.
Victor Castel
Marc-Antoine
Thomas Victor ainé, négociants en draps de Carcassonne en association avec son frère Marc-Antoine. Sur les registres de l'emprunt forcé de 1793, les frères Castel sont au nombre de la dizaine8 de négociants qui ont assez de capitaux pour se livrer au seul négoce. Les affaires ayant mal tourné, son gendre Dominique se retrouvera en 1816 à dédomager les créanciers de Victor.
Anne Castel
Dominique Lamarque
Anne a été largement dotée lors de son mariage en 1805 par son père. Sans doute des problèmes de santé du côté Castel avec Anne qui le laissera veuf plus de 35 ans et avec laquelle ils n’auront que deux enfants dont Victoire qui n’atteindra pas l’adolescence et Ferdinand qui toute sa vie se ménagera.
  Laperrine
Propriétaire pendant un siècle de rentier, vivra simplement en s’occupant d’agriculture à Sainte Eulalie. Son acte de décès mentionne une profession d’avocat, ce qui lui a peut-être permis de rencontrer François Alard.
Ferdinand et Clary auront une nombreuse descendance via les Salaman et les Maraval
Laperrine
Guillaume Laperrine
Françoise Laborie
Issu d'une famille de juristes, saisit l'opportunité de l'essort de cette industrie en ce début de XVIIIe pour devenir marchand drappier.
Jean-Dominique Laperrine
Jeanne Ramel
Associé avec les Ramel à une autre famille de drapiers, va développer très largement ses affaires ce qui lui permettra d'en transformer une partie en terres à l'occasion des différentes dispersions faites pendant la Révolution.
Dominique Laperrine
  Hautpoul
Pauline d'Hautpoul
Notable, il étend son système d'alliances par son mariage avec Pauline. Il prendra aussi à sa charge l'éducation de son jeune beau-frère Alphonse. Il deviendra banquier, fera un peu de politique
Hautpoul
Jean Antoine Hautpoul
Catherine de Bermond
Jean Henri Hautpoul
Henriette Foucaud Alzon
Puiné, il ira d'abord passer 20 années au Royal Picardie dont il finira colonel avant d'épouser Henriette et de s'installer à Versailles afin d'assurer l'avenir de leurs enfants. La Révolution les y surprendra, ils devront se cacher et vivre dans le dénument. De retour à Carcassonne au début de l'Empire il y trouvera un mari pour Pauline
Pauline Hautpoul
Dominique Laperrine
Pauline devient ensuite l'aïeule respectée, le vrai chef de famille après la mort de son mari auquel elle survécut de longues années. Elle recevait beaucoup dans sa grande maison de la rue de la mairie où toute la bonne société du pays se donnait rendez-vous
Clary Laperrine
Peu de traces de Clary si ce n'est qu'ils vont avoir quatre enfants pour une vie à l'intérieur du clan Laperrine ce qui va conduire leur fille ainée Louise à épouser son cousin germain Charles Salaman.
  Alard
Paul, sans doute propriétaire et avocat lui aussi, a dû partager son temps entre Carcassonne et Rieucros. Il décède à 38 ans et laisse Pauline seule avec une fille et 3 garçons. Ces derniers rentiers sans revenu mangeront tranquillement leur capital
Alard
Joseph Alard
Jeanne Billard
Marchand
Pierre Alard
Françoise Guilhemat
Avocat à Mirepoix – receveur des décimes
François Alard
Antoinette Larue
François était avocat à Pamiers, Antoinette est la fille de Joseph Larue, lui aussi avocat à Pamiers. Cela reste à confirmer, mais les Larue semblent avoir eu des ennuis à la Révolution et deux sont même inscrits à la Conciergerie à Paris sur la liste des guillotinés.
Pauline Alard
Paul Lamarque
La tradition familiale dit de Pauline qu’elle était une sainte. Elle se retrouvera veuve très tôt et ses trois garçons lui donneront du fil à retordre
Bernard de Bonne Lamarque
Marie-Thérèse deviendra l’épouse Bernard de Bonne qui avait été en classe avec son frère Raymond
Robert Guillou
Henriette comme toutes les filles de sa génération fut infirmière pendant la guerre de 14 et dut attendre les années 1920 pour pouvoir se marier
Anne Guillou
Jean de Langautier
Anne est toujours parmi nous, elle adore lire ces lignes auxquelles elle a beaucoup contribuée par ses souvenirs

Sur une carte

Marchands en Lauragais

Le Lauragais produit du pastel et l’exporte dès le xive siècle. À partir des années 1330, une fois terminée la prohibition des sorties des matières premières et des colorants, ce pastel est vendu à Perpignan et dans les pays de la couronne d’Aragon. Il arrive régulièrement à Perpignan par la route terrestre des pays de l’Aude et, éventuellement, par la mer depuis Narbonne.

L’exportation, au début du xve siècle, s’effectue toujours, en partie, par Narbonne : 1500 à 2000 charges quittent la ville annuellement. Le pastel du Lauragais va vers le Roussillon, le comté d’Empúries mais aussi Barcelone ; en 1427, par exemple, trois marchands de Villefranche-de-Lauragais, Ramon Donat, Johan Bonet et Izarn Bonet devaient livrer à Perpignan 210 charges de pastel à Pere Daltello, un Barcelonais, celui-ci avait encore passé deux autres contrats avec Isarn Bonet. Ce pastel était livré sous forme d’agranat.

Le pastel n’est pas le seul produit exporté, du drap est fabriqué en Lauragais et aux alentours : Castelnaudary, Sorèze, Avignonet, Villepinte, Fanjeaux, Montréal, Saint-Félix, Le Mas-Saintes-Puelles, Revel sont des villes drapantes. De nombreux articles des coutumes de Castelnaudary traitent de la fabrication des draps, de la qualité de la laine vendue. Plusieurs rubriques de la réglementation du poids public sont consacrées au pesage de la laine filée et à filer. Un règlement de la draperie et de la parerie est inclus dans le cartulaire de la ville. Les produits nécessaires à la teinture des draps sont présents sur le marché : pastel, garance (roya), produits localement, brasil et alun qui sert de fixateur. Le lin et le chanvre sont cultivés ; on fabrique des toiles et aussi des futaines car le coton (coto) est vendu sur le marché. Des moulins drapiers sont installés sur les cours d’eau.

Des moulins drapiers sont installés sur les cours d’eau de la Montagne Noire, à Cenne, sur le Lampy 25, à Labécède et Issel, sur l’Argentouire, le ruisseau de Bassens, à Verdun, sur le Tenten. Des tendoirs à draps sont vendus, loués.[…]

Les draps du Lauragais, de qualité moyenne, sont exportés au xive siècle vers Perpignan, la Catalogne, Valence, Majorque. Les marchands de Villefranche et du Mas-Saintes-Puelles se rendent dans les années 1339-43 à Perpignan, des commerçants valenciens vont jusqu’à Carcassonne et Montolieu pour acheter des draps de fabrication locale. Les draps du Lauragais sont aussi vendus en Italie et dans le Levant. […] L’exportation des draps languedociens est alors réalisée, pour l’essentiel, par des marchands italiens qui sont allés à Montpellier.

Les marchands chauriens repérés à Perpignan achètent et vendent aussi des draps. Ils font tisser la laine qu’ils ont achetée ou tirée de leurs troupeaux et font apprêter les draps par les pareurs locaux.[…]

À Prato, au xive siècle, des exemples montrent que trois personnes, le maître tisserand, sa femme ou un apprenti, plus un gamin pour les canettes, tissent, sur un métier de deux mètres. Il faut 15 jours au maximum pour tisser une pièce de 34 m[…]

Ces marchands qui achètent laine et pastel, font tisser ou apprêter les draps, sont parfois propriétaires de teintureries, devenant ainsi maîtres de tout le processus de fabrication.

Le négociant trafique de tout

Le négociant trafique de tout, il n’est pas spécialisé dans le drap ou l’agranat (poudre prête à l’emploi), même s’il s’agit des deux produits rapportant le plus. Il achète en Lauragais des produits vivriers (froment), des matières premières (laine), du bétail (on le voit consentir des baux à cheptel d’ovins qui lui permettent de récupérer une partie de la laine qui sera valorisée).

Ils achètent probablement, comme les autres Languedociens, à Perpignan ou Collioure et dans les pays de la couronne d’Aragon, riz, orge, fèves, anis, safran, miel, fruits séchés, huile d’olive, cuirs et peaux, animaux de bât et de selle, mercure, cochenille. L’achat de laine d’Aragon qui complète la production locale est aussi pratiqué.[…]

Les acheteurs de pastel agranat viennent en Lauragais, parfois à l’occasion des foires, et en profitent peut-être pour vendre des draps. En effet, si l’on voit les Chauriens vendre eux-mêmes des draps moyens à des acheteurs locaux, ils en achètent, probablement de meilleure qualité, à Toulouse, et on note la présence, lors des foires, de marchands étrangers vendeurs de draps[…] Les marchands du Lauragais peuvent rencontrer les Perpignanais aux foires de Montagnac et Pézenas où ils viennent proposer leurs draps[…]

Tout le groupe de commerçants est lié par des associations, montées indifféremment avec l’un ou avec l’autre[…]

Le commerce ne constitue qu’une partie des activités de ces négociants du Lauragais. Il entraîne l’accumulation de capitaux qui vont être valorisés de diverses façons, réinvestis dans les affaires bien sûr, mais aussi utilisés pour l’achat de biens fonciers (maisons, moulins pastelier, domaines agricoles qui permettent la production de pastel ou l’élevage d’ovins) […]

Tous ces marchands ont des relations professionnelles mais aussi, souvent, s’allient par mariage[…]

Les négociants du Lauragais au début du xve siècle, Marie-Claude Marandet9, 2013

Hommes de loi

Les hommes de loi ont été les grands vainqueurs de la lutte pour le contrôle des terres : notaires, procureurs, avocats, juges (mages et autres), huissiers, greffiers, scribes de tous ordres se retrouvent au détour de chaque procédure, de chaque séquestre et de beaucoup d'achats consécutifs à des mises en vente sur décision de justice.

La notion d'ingérence leur semblait totalement étrangère. Au contraire, la capacité à la fabriquer faisait monter le prix des offices quasiment indexés sur leur rendement présumé. En créant le présidial, Catherine [de Médicis] avait voulu installer un relais de son pouvoir personnel et accroître son prestige ; la reine disparue – et même de son vivant – les magistrats se sont prioritairement occupés d'assurer leur fortune personnelle, leur promotion sociale et celle des leurs.[…]

Dès lors, les grandes maisons pastellières rentrent dans un cycle irréversible de récession. L'espace pastellier va chercher d'autres vocations, le pouvoir va changer de mains.

Au moment où les pastelliers engrangent les mauvaises nouvelles bien des hommes de lois en récoltent de bonnes, souvent les mêmes.

En Lauragais, la reine Catherine a créé le comté, nommé un sénéchal et fondé le présidial : que d'offices à prendre ! Pour les rentabiliser on pourra toujours racheter les terres des pastelliers en difficulté, d'autant que beaucoup d'entre elles sont confisquées pour fait d'hérésie. Les combats entre Huguenots et Papistes font rage : beaucoup de domaines tombent entre des mains bien chétives, nos procureurs, présidents, avocats,… se dévoueront pour… les accaparer.

La conjonction de la crise pastellière et de la crise protestante s'est traduite par un transfert massif de pouvoir au profit des officiers de justice qui vont se placer bien sûr en voie d'anoblissement accéléré. Ils vont se trouver à la tête des plus beaux morceaux de l'espace Lauragais, qui, s'il ne produit plus (ou peu) de pastel, est capable de fournir de grandes quantité de blé.[…] Le pouvoir qui a retrouvé ses appuis dans la ville, rationalise l'espace rural pour faire fructifier ce qui est redevenu l'essentiel : la rente foncière.

De la cocagne au blé, Roger Maguer, 2003

Dourgne

Dourgne, à la frontière entre la montagne Noire et le Lauragais était avant la révolution une ville riche qui vivait d’une part du commerce de la laine que lui permettait les élevages proches et l’eau qu’elle avait en quantité et d’autre part des céréales cultivées dans les plaines qui s’étendaient à ses pieds.

Dourgne ne disposait pas des compétences nécessaires et ne fabriquait qu’un cordelât de qualité inférieure. Ceci ne les empêche pas de tricher un peu et en 1728, des fabricants de Dourgne adoptent pour leur cordelât la lisière bleue de Mazamet

Cinq siècles de travail de la laine à Mazamet - Rémy Cazals10

Pendant les luttes protestantes du XVIème siècle, Dourgne se tint sous la bannière catholique si bien que par deux fois les moines bénédictins de Sorèze s’y réfugièrent après la prise de Sorèze par les troupes protestantes. A partir de l’époque d’Henri IV, vers 1605, la ville de Dourgne était gérée par des Consuls,[…]. A cette époque Dourgne était encore entourée d’une muraille. Dourgne était une ville riche grâce au commerce de la laine et à ses élevages.

A la veille de la Révolution la population est d’environ 1800 personnes qui vivent du textile mais aussi de la culture du blé et du seigle. On prépare la réunion des Etats Généraux et quatre députés sont élus pour y représenter notre commune : Antoine Caraven, Jean Jacques Raynaud, Jean Picarel et Pierre Germain Pebernad.

Infrastructures

Depuis 1685, le canal du midi est ouvert à la circulation, ouvrant ainsi une voie de communication vers Bordeaux ou vers Sète. Vauban, lors d’une inspection, relèvera de nombreuses lacunes qu’il fera corriger par des travaux qui s’échelonneront jusqu’en 1694.

Les voyageurs peuvent emprunter la malle-poste qui relie Toulouse à Sète en moins de 4 jours.

Mais le canal ainsi qu’un gros effort sur les routes permet surtout le commerce des marchandises dont sont demandeurs les ports de Bordeaux et Marseille. Ceci permet d’un côté d’alimenter le Lauragais en sucres, cafés, épices et autres produits importés, et de l’autre d’obtenir les céréales et draps à exporter.

Ce commerce se faisait de proche en proche, du bourg à côté des lieux de productions comme Dourgne ou Revel vers Castelnaudary, centre relais qui permettait la jonction avec le canal du midi où la marchandise s’embarquait vers Bordeaux ou Marseille.

Castres

Dès les xvie et xve siècle, l’industrie textile castraise avait acquis une grande réputation :

Une fois apprêtées, les étoffes revenaient entre les mains du « marchand facturier » seul propriétaire de la marchandise et qui avait payé, pour qu’ils la travaillassent, fileuses, tisserands, teinturiers, pareurs. C’est lui qui vendait les draps, soit sur place, soit dans les grandes foires de la région. Ces draps étaient ou des cordelais fort épais, faits de bonne laine sans déchet et destinés à l’habillement des paysans et des artisans aisés, ou des bayettes, draps plus fins de « bonne laine fine ».

Florissante au début du xviie siècle la fabrication castraise va décliner dans le courant du siècle et cela surtout à cause de la carence de l’organisation chargée de surveiller la fabrication : la Bouille. Trop souvent, les « préposés de la Bouille » se laissèrent acheter par de peu scrupuleux « marchands facturiers » et la qualité de la fabrication baissa.

Les ordonnances de Colbert n’apportèrent pas de remède à cet état de choses. Seuls quelques points de détail de la fabrication furent modifiés par elles (remplacement des étoffes de grande largeur par des étoffes de petite largeur). Les fraudes continuèrent à se produire. La décadence de l’industrie castraise ne fit que s’accentuer, encore qu’à la fin du siècle il y eut près de 1.000 ouvriers (soit 1/6° de la population) qui travaillassent au « lanifice ». Parmi ces ouvriers beaucoup étaient ignorants et savaient à peine signer leur nom : cette ignorance n’était pas faite non plus pour faire progresser l’industrie castraise. Enfin une nouvelle cause de décadence apparut, à partir de 1675, avec les persécutions contre les protestants. Beaucoup durent abandonner leur métier.»

L’industrie castraise, Hubac Robert11, 1934

Sur une carte

Notes et références

  1. ↑  Suite probablement à une contamination par l'eau de boisson.
  2. ↑  Source : Armorial général des familles nobles du Pays Toulousain.
    Représentants actuels : M. Henri de Sahuqué, rue Croix-Baragnon, 10 ; M. Paul de Sahuqué, rue Vélane, 5 ; M. Louis de Sahuqué, ft, ancien officier, rue du Taur, 38, à Toulouse ; M. Charles de Sahuqué, capitaine des cuirassiers, à Versailles (Seine- et-Oise), et leurs fils demeurant au faubourg Saint-Etienne N° 350.
  3. ↑  Le drap et le grain en Languedoc, Gilbert Larguier, source OpenEdition Books
  4. ↑  Source : Aude de la Culture
  5. ↑  Source : B 1102 Archives de l'Aude
  6. ↑  Revue d’histoire franciscaine, A. Picard., 1924
    Les mouvances laïques des ordres religieuxCentre international d’études romanes, Université de Saint-Étienne, 1996
  7. ↑  AD11 IX C 20, cité par L'industrie textile Carcassonnaise au XVIIIe – Claude Marquié – p 149
  8. ↑  Source : ibid – p. 176
  9. ↑  Source : LES NÉGOCIANTS DU LAURAGAIS AU DÉBUT DU xve siècle
    Marie-Claude Marandet A.H.S.R, Histoire & Sociétés Rurales, 2013/1 - Vol. 39 pages 17 à 42
  10. ↑  Source : Cinq siècles de travail de la laine : Mazamet, 1500-2000 - Rémy Cazals - Editions midi-pyrénéennes, 2010
  11. ↑  Source : Hubac Robert. L’industrie castraise. In : Revue géographique des Pyrénées et du Sud-ouest. Tome 5, fascicule 2, 1934. pp. 142-167
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