Marchands drappiers Mise à jour novembre 2018
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  • novembre 2018
    Refonte de la page à l'occasion de la création de la frise à tiroir
  • novembre 2011
    Création de la page

Voici un premier essai abouti, une histoire se dessine et Arnaud va pouvoir lire les pages qu'il me réclame.

Hubert, 2018

Ces frises sont une création orginale pour présenter un récit d'histoire familiale, qui raconte sans romancer, qui documente avec précision, qui se limite strictement à une même lignée.

La lignée, partagée pour tout ou partie avec le lecteur, c'est « ceux dont je suis issu », lignée dont je précise le sens en paraphrasant Lewis Carol, peu importe ce qu'ils ont fait du moment qu'ils ont fait ce que je suis aujourd'hui.

La frise dessine le temps sans imposer ni dates ni chronologie, elle fait la part belle au texte sans lequel il n'y a pas de récit, elle multiplie les parcours de lecture avec les blocs imbriqués qui se démasquent ou se ferment.

Et enfin, qui encourage le thématique, cette frise est réalisée par sélection de lignes à l'intérieur des frises par familles. Une même ligne peut être utilisée plusieurs fois et dire des choses différentes en fonction du contexte.

Raconter nos marchands drappiers

Sont regroupés ceux de nos parents qui ont été marchands dans le Languedoc du xviiie. Ils vivaient à une époque de temps long où les fils poursuivaient l'activité des pères dont ils reprennaient les actifs, dont ils solidifaient les réseaux en épousant les filles des associés.

La géographie leur imposait des contraintes avec lesquelles ils devaient composer, c'est la raison pour laquelle cette frise est organisée à partir de leurs six villes (ou village) d'origine.

Ensuite, ils ont fait avec, ils ont entrepris, ils ont trouvé des solutions ou connu des échecs. Point commun entre nos six orgines, aucunes de nos lignées marchandes n'a survécu à l'ancien régime.

xvie
xviie
xviiie
xixe
xxe
Loubens Lauragais
Le Lauragais a connu grace au pastel un siècle d'or entre 1400-1550. Les guerres de religion de 1562 à 1632, la peste1 et pour finir l'indigo venant d'Inde finiront par réduire cette culture à néant mais heureusement, le temps des céréales s'ouvrait alors.
  Auriol Langautier
Très probablement marchand de pastel à Loubens, à la suite de son père Jean et de son grand-père Jean
Bernarde Blanque
Marchand de pastel. Nous avons la copie d'un contrat d'association de 1562 entre un financier pour les capitaux, Arnaud et deux autres marchands qui auront à trouver du pastel de qualité, le préparer, le conserver puis le vendre. Il sera consul de Loubens et prendra part à la vie de la cité
Berthoumine Heillie
Marchand de pastel, dès 1577 achète le patu et la maison d’En Faysset à l'extérieur de Loubens. Ils subiront les guerres de religion sans dommages notables dont nous ayons trace et seront en mesure de transmettre leur capital à leurs enfants.
Jeanne Ducrose
Marchand de pastel, ce qui impose beaucoup d'écritures, à sa mort, l'inventaire de son stock de pastel prendra plus de deux jours. Sur la fin de sa vie, en 1632, il achète la métairie à 2 paires de Langautier.
Guilhette Estardier
Marchand, il achète beaucoup de terres, il mourra à 84 ans, après son fils Jacques, en laissant des biens importants et un partage embrouillé entre ses deux fils et ses sept filles ce qui lui vaudra d'être traité, sans doute par Jean-Pierre, d'aïeul pitoyable. Il commencera à ajouter Langautier à son nom.
Jeanne Tirou
Marchand s’installe à côté de son père sur la parcelle voisine d’En Faysset qui porte toujours son nom dans le cadastre actuel. Lui et son épouse mourront jeunes et laisseront sa soeur Théodore et son frère François élever leurs enfants et gérer leurs affaires. En 1695 un litige s'ouvre entre un groupement de 8 de nos Auriol et un certain Purpan, François le terminera par une transaction en 1702.
Dourgne
Dourgne de part sa position vivait du commerce de la laine des élevages de la Montagne Noire et des céréales des plaines du Lauragais. Elle produisait aussi du drap, mais seulement un cordelât de qualité inférieure, et choisira de tricher sur la qualité plutôt que produire mieux. Catholique, elle sera épargnée par les guerres de religion.
  Pebernad
Marchands de Dourgne, c’est-à-dire qu'ils trafiquaient de tout. A l'aller le drap, le pastel, le blé, la laine. Au retour de Perpignan, Montpellier ou d'ailleurs, ils ramenaient, riz, orge, fèves, anis, safran, miel, fruits séchés, huile d’olive, cuirs et peaux, mercure, cochenille.
Claire
Marchand de Dourgne, épouse Claire Bertran, sans doute dans le cadre d’une alliance entre marchands, elle donnera 5 enfants à Guillaume dont ils marieront 3
Marguerite
Marchand, épouse Marguerite Jamme, à nouveau d'une famille de marchands ; ils marient trois de leurs filles dans des familles de marchands aisés.
  Fortanier
Dominique
Guillaume, marchand à son tour, épouse Dominique Fortanier d’une famille d’hommes de loi. Lui qui ne savait écrire aura des enfants éduqués qui n'auront pas à être marchand comme leur père.
Fortanier
Pierre-Germain Fortanier
Avocat à Dourgne, achète En Segonne (1649)
Jean Fortanier
Jeanne Fumat
Notaire à Revel, achète Les Rivals en 1687
Dominique Fortanier
Guillaume Pebernad 
Il est d'usage chez les Fortanier de donner de l’instruction à leurs enfants. Ils auront un fils prêtre et sauront marier leur fille Catherine à Bertrand Bertan, notaire de Dourgne (voir leur très nombreuse descendance). Pierre Germain pourra mener une carrière juridique au milieu d'un étroit réseau d'alliances.
Perpignan
Ville prospère, Perpignan souffre de la guerre de Trente ans (siège de 1642, peste de 1650-52) et se retrouve au Traité des Pyrénéées en 1659 comme dévastée. La mise en place de impositions par la France donne lieu à contrebande et jacqueries. Désormais sans industrie drappière, ses marchands se concentrent sur la revente des laines du Roussillon aux drappiers du Languedoc.
  Delmas
Marchands de Perpignan, nos frères Delmas ont créés une prosperité qu'ils ne pourront, faute de longévité, ni établir et ni transmettre.
Jean
Guillaume
Denis
  Samary
Anne Samary
Jean et Denis disposent d'un fond de boutique à Perpignan, c’est-à-dire une échoppe avec un nombre très varié de tissus. Ils font aussi commerce de laine du Roussillon. Jean mourra en 1693 dans l'année de leur mariage, Anne se retrouve pour de longues années en justice contre ses beaux-frères Denis et Guillaume. Il est question d'argent, de dorures, bagues, habits mais aussi d'un diamant donné à Anne mais encore dans les mains de Denis.
Samary
Antoine Samary
Paule Coudon
Marchand drappier, consul de Carcassonne en 1699. En juin 1688, Maître Christoffle Charrière, « fermier général des Domaines et Poursuites et Diligence dans le Pays de Roussillon », découvrit que deux commerçants de Carcassonne, Anthoine Samary et Francis Bourlat, avaient acheté à Jean et Denis Delmas Frères, commerçants de Perpignan, des balles de laine et s'étaient mis d'accord pour frauder les droits de la leude. Sa femme Paule, lancera en 1707, une procédure2 contre Jean Coudon, marchand drappier, qui a détourné 20 000 livres dans la société au capital de 40 000 livres qu'il avait formé le 1er avril 1700 avec ledit Samary.
Anne Samary
Jean Delmas
Anne épouse donc un marchand qui était en affaires avec son père. Elle reçoit à cette occasion une dot significative de 6 000 livres, il fallait bien s'aligner avec la fortune des frères Delmas.
Carcassonne
Carcassonne avait tout pour réussir dans l'industrie drapière, une situation exceptionnelle à un carrefour de routes et le long du canal débouchant sur Marseille porte vers le Levant, entourée de zones d'élevages ovins et au milieu d'une plaine à blé, disposant d'une nombreuse main d'oeuvre qualifiée, du soutien de l'administration à commencer par Colbert, et pour finir un très large corps de marchands dont sortiront les individualités qui assureront son succès. Du milieu du xviie à la Révolution, Carcassonne connaîtra de bonnes années et d'autres plus difficiles.
  Razissal
Marchands drappiers
Bernard
Florette Cabaret
Marchand drappier, installé à Carcassonne dans une maison de la Place Carnot3 à l'angle de la rue Clémenceau. Bernard a vécu assez longtemps pour assister au mariage de Marie sa petite fille Marie
  Lemayre
Marchands drappiers
Jean
Suzanne Vines
Antoine
  Razissal
Jeanne Razissal
Marchand drappier de Carcassonne, if fait pendant une dizaine d’années à partir de 1644 des acquisitions à Ventenac-Carbadès. La famille en a conservé les actes. Peut être était-ce pour installer les artisans qui travaillaient pour lui
Razissal
Bernard Razissal
Florette Cabaret
Marchand drappier, installé à Carcassonne dans une maison de la Place Carnot4 à l'angle de la rue Clémenceau. Bernard a vécu assez longtemps pour assister au mariage de Marie sa petite fille Marie
Jeanne Razissal
Antoine Lemayre
  Samary
Marchand drappier, consul de Carcassonne, ils peuvent aussi frauder le fisc ou attaquer en justice un ancien associé.
Antoine Samary
Paule Coudon
Marchand drappier, consul de Carcassonne en 1699. En juin 1688, Maître Christoffle Charrière, « fermier général des Domaines et Poursuites et Diligence dans le Pays de Roussillon », découvrit que deux commerçants de Carcassonne, Anthoine Samary et Francis Bourlat, avaient acheté à Jean et Denis Delmas Frères, commerçants de Perpignan, des balles de laine et s'étaient mis d'accord pour frauder les droits de la leude. Sa femme Paule, lancera en 1707, une procédure5 contre Jean Coudon, marchand drappier, qui a détourné 20 000 livres dans la société au capital de 40 000 livres qu'il avait formé le 1er avril 1700 avec ledit Samary.
  Laporterie
Marchands de Carcassonne, sans lien évident avec la famille renommée de même nom.
Antoine
Marie Ramel
Etablis à Fares dans le canton de Sainte Eulalie, Antoine est marchand drappier. Nous n'avons pu établir aucun lien avec d'autres Laporterie de Carcassonne. Même chose pour Marie qui porte le nom d'une famille drappière mais que nous n'avons su relier à personne. Marie6, devenue veuve, est supérieure Franciscaine entre 1761 et 1766.
  Castel
Marchands drappiers, de ces familles qui ont fait des bons choix et se sont hissés aux sommets. Le retournement de l'activité de la fin du siècle les conduira à la faillite.
Paul
Sans doute le Paul Castel consul de Carcassonne en 1739. Le 1er septembre 1782, deux pièces de draps fabriquées par 'Castel et fils' sont arrêtées par l'inspecteur de Montauban et les fabricants protestent de leur bonne foi : " Il y a longtemps que nous fabriquons de ces draps ainsi que plusieurs de nos confrères de cette ville et nos acheteurs ont toujours été très contents… sieur Castel père qui parvenu à l'âge de 80 ans n'a jamais éprouvé aucune difficulté dans aucun bureau, au contraire, par sa probilité nous fait jouir, dans l'intérieur du Royaume que dans tout le Levant d'une réputation distinguée7
En 1783, l'affaire n'est pas terminée et les Castel argumentent qu'aucune loi n'interdit aux fabricants carcassonnais de faire des draps à l'instar de ceux de Sedan, Louviers, Elbeuf,… oubliant de préciser que les coupons faisant l'objet du litige n'ont pas la longueur voulue.
Victor
Marc-Antoine
Thomas Victor ainé, négociants en draps de Carcassonne en association avec son frère Marc-Antoine. Sur les registres de l'emprunt forcé de 1793, les frères Castel sont au nombre de la dizaine8 de négociants qui ont assez de capitaux pour se livrer au seul négoce. Les affaires ayant mal tourné, son gendre Dominique se retrouvera en 1816 à dédomager les créanciers de Victor.
  Laperrine
Marchands drappiers, sauront aussi faire les choix qui mènent à une large prospérité, passeront la Révolution en maintenant leurs positions et en anticipant la Restauration par l'alliance avec les Hautpoul.
Guillaume
Françoise Laborie
Issu d'une famille de juristes, saisit l'opportunité de l'essort de cette industrie en ce début de XVIIIe pour devenir marchand drappier.
Jean-Dominique
Jeanne Ramel
Associé avec les Ramel à une autre famille de drappiers, va développer très largement ses affaires ce qui lui permettra d'en transformer une partie en terres à l'occasion des différentes dispersions faites pendant la Révolution.
Dominique
  Hautpoul
Pauline d'Hautpoul
Notable, il étend son système d'alliances par son mariage avec Pauline. Il prendra aussi à sa charge l'éducation de son jeune beau-frère Alphonse. Il deviendra banquier, fera un peu de politique
Hautpoul
Jean Antoine Hautpoul
Catherine de Bermond
Jean Henri Hautpoul
Henriette Foucaud Alzon
Puiné, il ira d'abord passer 20 années au Royal Picardie dont il finira colonel avant d'épouser Henriette et de s'installer à Versailles afin d'assurer l'avenir de leurs enfants. La Révolution les y surprendra, ils devront se cacher et vivre dans le dénument. De retour à Carcassonne au début de l'Empire il y trouvera un mari pour Pauline
Pauline Hautpoul
Dominique Laperrine
Pauline devient ensuite l'aïeule respectée, le vrai chef de famille après la mort de son mari auquel elle survécut de longues années. Elle recevait beaucoup dans sa grande maison de la rue de la mairie où toute la bonne société du pays se donnait rendez-vous
  Lamarque
Marchands drappiers, ils sauront quitter le Béarn pour contribuer à l'essort de Carcassonne avec une persévérance qui nous vaut d'être reliés aujourd'hui à tous ces drappiers de l'Ancien régime (n'apparaissent pas ici les époux des filles Lamarque que sont les Bourlat, Pech, Castagnier, …).
Marie Fortie
Guillaume, marchand de Morlaàs en Béarn, épouse Marie, fille de marchands drapiers de Toulouse. Nos marchands sont souvent sur les routes, à la recherche de produits ou ensuite de clients. Guillaume voyage ainsi avec son frère Michel, ses fils Jacques et Michel, son neveu Paul Lajur, son beau-frère Bertand Fortie
Jacques
  Lemayre
Marie Lemayre
Michel et son frère Jacques s'installent vers 1660 à Carcassonne alors en plein essort. Ils étaient certainement en affaire avec Antoine Lemayre et son fils Bernard ; le mariage de Michel et Marie a renforcé leur alliance. Trente années ont passé, et le testament de Michel en fait le bilan : Antoine, fils ainé docteur en théologie, Jacques et Jean, clé fondamentale du testament poursuivent l'activité, une somme significative pour chacun des 9 enfants. Enfants qu'il confie à son frère Jacques, l'associé de toujours.
Lemayre
Jean Lemayre
Suzanne Vines
Antoine Lemayre
  Razissal
Jeanne Razissal
Marchand drappier de Carcassonne, if fait pendant une dizaine d’années à partir de 1644 des acquisitions à Ventenac-Carbadès. La famille en a conservé les actes. Peut être était-ce pour installer les artisans qui travaillaient pour lui
Razissal
Bernard Razissal Razissal
Florette Cabaret
Marchand drappier, installé à Carcassonne dans une maison de la Place Carnot9 à l'angle de la rue Clémenceau. Bernard a vécu assez longtemps pour assister au mariage de Marie sa petite fille Marie
Jeanne Razissal Razissal
Antoine Lemayre
Marie Lemayre
Michel Lamarque
Marie reçoit de son père le jour de son mariage, outre 2 000 livres de dot, une robe de draps de soie et un cotillon de satin bleu. Antoine, l'ainé de leurs dix enfants sera
  Delmas
Jean, va diriger, associé à François Bourlat, de 1700 à 1720 la manufacture royale de Pennautier. Il épouse en 1713 à 43 ans, Jeanne Delmas. En 1731, il achète Sainte Eulalie. Ils établiront tous leurs enfants.
Delmas
Jean Delmas
Guillaume
Denis
  Samary
Anne Samary
Jean et Denis disposent d'un fond de boutique à Perpignan, c’est-à-dire une échoppe avec un nombre très varié de tissus. Ils font aussi commerce de laine du Roussillon. Jean mourra en 1693 dans l'année de leur mariage, Anne se retrouve pour de longues années en justice contre ses beaux-frères Denis et Guillaume. Il est question d'argent, de dorures, bagues, habits mais aussi d'un diamant donné à Anne mais encore dans les mains de Denis.
Samary
Antoine Samary Samary
Paule Coudon
Marchand drappier, consul de Carcassonne en 1699. En juin 1688, Maître Christoffle Charrière, « fermier général des Domaines et Poursuites et Diligence dans le Pays de Roussillon », découvrit que deux commerçants de Carcassonne, Anthoine Samary et Francis Bourlat, avaient acheté à Jean et Denis Delmas Frères, commerçants de Perpignan, des balles de laine et s'étaient mis d'accord pour frauder les droits de la leude. Sa femme Paule, lancera en 1707, une procédure10 contre Jean Coudon, marchand drappier, qui a détourné 20 000 livres dans la société au capital de 40 000 livres qu'il avait formé le 1er avril 1700 avec ledit Samary.
Anne Samary Samary
Jean Delmas
Anne épouse donc un marchand qui était en affaires avec son père. Elle reçoit à cette occasion une dot significative de 6 000 livres, il fallait bien s'aligner avec la fortune des frères Delmas.
Denis est devenu tuteur de Jeanne dont l'héritage est très important, il la placera dans un couvent à Toulouse où elle restera jusqu'à ses 12 ans avant de pouvoir retrouver sa mère, s'en suivra un long procès dont la famille a conservé les documents.
  Laporterie
Jeanne Laporterie
Antoine, se formera pendant deux ans à la manufacture de Pennautier avant d’être admis marchand en 1731. Epouse sa voisine Laporterie à Sainte Eulalie mais vivra plutôt à Ventenac Cabardès. Six fille dont Marie, Victoire, Jeanne Marie et Suzon qui atteindront l’âge adulte resteront dans l’état de demoiselles
Laporterie
Antoine Laporterie
Marie Ramel
Etablis à Fares dans le canton de Sainte Eulalie, Antoine est marchand drappier. Nous n'avons pu établir aucun lien avec d'autres Laporterie de Carcassonne. Même chose pour Marie qui porte le nom d'une famille drappière mais que nous n'avons su relier à personne. Marie11, devenue veuve, est supérieure Franciscaine entre 1761 et 1766.
Jeanne Laporterie
Antoine Lamarque
  Castel
Seul garçon après une série de six filles, prendra la suite de son père. Entre dans l’affaire de ses cousins Pech et installe sa propre prospérité. Ceci lui permettra de s’installer et de s’étendre à Sainte Eulalie, mais aussi de se montrer généreux avec son entourage, y compris ses 4 sœurs célibataires.
Castel
Paul Castel
Sans doute le Paul Castel consul de Carcassonne en 1739. Le 1er septembre 1782, deux pièces de draps fabriquées par 'Castel et fils' sont arrêtées par l'inspecteur de Montauban et les fabricants protestent de leur bonne foi : " Il y a longtemps que nous fabriquons de ces draps ainsi que plusieurs de nos confrères de cette ville et nos acheteurs ont toujours été très contents… sieur Castel père qui parvenu à l'âge de 80 ans n'a jamais éprouvé aucune difficulté dans aucun bureau, au contraire, par sa probilité nous fait jouir, dans l'intérieur du Royaume que dans tout le Levant d'une réputation distinguée12
En 1783, l'affaire n'est pas terminée et les Castel argumentent qu'aucune loi n'interdit aux fabricants carcassonnais de faire des draps à l'instar de ceux de Sedan, Louviers, Elbeuf,… oubliant de préciser que les coupons faisant l'objet du litige n'ont pas la longueur voulue.
Victor Castel
Marc-Antoine
Thomas Victor ainé, négociants en draps de Carcassonne en association avec son frère Marc-Antoine. Sur les registres de l'emprunt forcé de 1793, les frères Castel sont au nombre de la dizaine13 de négociants qui ont assez de capitaux pour se livrer au seul négoce. Les affaires ayant mal tourné, son gendre Dominique se retrouvera en 1816 à dédomager les créanciers de Victor.
Anne Castel
Dominique Lamarque
Anne a été largement dotée lors de son mariage en 1805 par son père. Sans doute des problèmes de santé du côté Castel avec Anne qui le laissera veuf plus de 35 ans et avec laquelle ils n’auront que deux enfants dont Victoire qui n’atteindra pas l’adolescence et Ferdinand qui toute sa vie se ménagera.
Bédarieux
Bédarieux a abordé la question par la qualité du produit. Ceci implique un contrôle complet de la fabrication sans tomber dans les coûts élevés des manufactures royales. La solution (putting out system) consiste à acheter la laine et faire circuler les matières à chaque étape dans les villages aux alentours où ils seront en position de favorable pour obtenir des prix bas sans sacrifier le résultat. En 1758, ces produits compétitifs leur ont obtenu le droit de commercer avec le Levant.
  Martel
Très nombreux à Bédarieux, les Martel vont hésiter entre le travail du cuir et celui de la laine. Décidés à la mi-xviiie pour la laine, le clan Martel sera au cœur de la réussite de Bédarieux.
Jean
Anne Gibbal
Maitre corroyeur (tanneur) à Bédarieux, Anne est la fille de Paul Gibbal, marchand drapier et second consul de Bédarieux en 1624
Guillaume
Marthe Tournal
Négociant, fabricant de draps
Jean
Rose Boutine
Maître tanneur, le petit-fils succède au grand-père, il faut dire que Bédarieux sera encore pour les deux siècles à venir un centre important de traitement du cuir.
Jean-Pierre
Marie Fabregat
Pierre
Jean
Jacques
A la suite de leur père, les trois frères avec le support des clans Martel, Fabregat,… vont monter une entreprise qui fera travailler des milliers d'ouvriers et ira jusqu'à produire le tiers des draps du Languedoc grace à quoi ils auront l'autorisation, en 1775, d'ouvrir un comptoir à Constantinople. Ils échoueront par trois fois pour obtenir de l'état le statut de manufacture royale,.
Charles
Rose Fabregat
Marchand drappier
Mathieu
  Testa
Angélique Testa
Paul Thoron
Mathieu, marchand drapier, représentant du clan Martel à Constantinople. Il y mène la vie des commerçants introduits qui vivent Büyükdere habillés à l'orientale. En 1792 (40 ans), il épouse Angélique Testa (19 ans) vont avoir 6 enfants. Veuve dès 1802, Angélique est recueillie par Paul Thoron (témoin de Mathieu). En 1804, Paul raméne tout le monde en France et épouse Angélique dès leur arrivée à Marseille.
Testa
Francesco-Draco Testa
Maria Fortis
Les Testa font partie de ces famille de Gênes qui était déjà au XVe installées à Constantinople et qui ont donc assisté depuis Pera à la prise de Constantinople, le 29 mai 1453. Ils sont restés sur place et se sont spécialisés comme drogman (ambassadeurs)
Gaspare Testa
Maria de Négri
Drogman de Russie, puis de Hollande.
Jacques Testa
Marie Cingria
Jacques passe 5 années à Alep avant de revenir à Constantinople toujours au service de la Hollande. La famille vivait sur le Bosphore à Büyükdere où se retrouvait la colonie occidentale.
Angélique Testa
Mathieu Martel
Paul Thoron
Il est à supposer que Jacques se sentant viellir a été satisfait de marier sa jeune Angélique de 19 ans à Mathieu même de 20 ans son ainé. Il est difficile d'imaginer comment furent pour Angélique les 20 années qui suivirent où elle aura deux maris, leur donnera 12 enfants, déménagera en France dont elle ne devait pas trop connaître la langue, avant de disparaître à 41 ans en laissant trois enfants de moins de 4 ans !
Lodève
Lodève a développé à la fin du xviie un savoir-faire dans le drap de troupe. Au milieu du xviiie avec l'aide du cardinal de Fleury, un enfant du pays, la ville connait une période de prosperité et compte 62 fabricants14. La Révolution et l'Empire seront des périodes difficiles pour la production lodévoise.
  Rouis
Tisserands, c’est-à-dire avec le capital pour disposer d'un métier à tisser et employer des ouvriers pour préparer la laine, tisser le drap. Ce positionnement trop étroit n'a pas survécu aux crises de la fin du siècle.
Marguerite V.
Pierre maître tisserand à Lodève, la famille a consercée une créance en sa faveur datant de 1745
Fulcran
Maitre tisserand à Lodève
Anne Argouy
Cécile Ollier
Tisserand de draps de Lodève, le ménage aura trois fils et de nombreux petits enfants.

Notes et références

  1. ↑  La peste frappa le Lauragais en 1558-1565, 1591-1594. 1628-1632 1652-1655. Henry RICALENS, La Peste en Lauragais
  2. ↑  Source : B 1102 Archives de l'Aude
  3. ↑  Source : Aude de la Culture
  4. ↑  Source : Aude de la Culture
  5. ↑  Source : B 1102 Archives de l'Aude
  6. ↑  Revue d’histoire franciscaine, A. Picard., 1924
    Les mouvances laïques des ordres religieuxCentre international d’études romanes, Université de Saint-Étienne, 1996
  7. ↑  AD11 IX C 20, cité par L'industrie textile Carcassonnaise au XVIIIe – Claude Marquié – p 149
  8. ↑  Source : ibid – p. 176
  9. ↑  Source : Aude de la Culture
  10. ↑  Source : B 1102 Archives de l'Aude
  11. ↑  Revue d’histoire franciscaine, A. Picard., 1924
    Les mouvances laïques des ordres religieuxCentre international d’études romanes, Université de Saint-Étienne, 1996
  12. ↑  AD11 IX C 20, cité par L'industrie textile Carcassonnaise au XVIIIe – Claude Marquié – p 149
  13. ↑  Source : ibid – p. 176
  14. ↑  Source : Faire des draps à Lodève, Clermont-L’Hérault et Bédarieux, Lisa Caliste, HAL
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